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Rose

Vous avez certainement entendu parler de l'histoire de Rose, cette petite fille au visage d'ange qui a été retrouvée la semaine dernière dans le fleuve Yarkon à Tel-Aviv. Le pays est en émoi et il y a de quoi.
L'histoire de cette fillette est très compliquée. Ses parents sont divorcés et sa jeune  maman s'est installée en Israël avec le père de son ex mari (le grand-père de Rose qui est israélien). Au moment du divorce,  Rose était restée en France avec son papa jusqu'à ce qu'un tribunal décide   de confier la garde de l'enfant à la maman qui certainement avait du la demander.
Il semblerait que dès son arrivée en Israël la petite ait vécu un enfer. Mal aimée, délaissée, mal traitée,  je ne comprends toujours pas pourquoi sa maman a voulu la récupérer. Je suis surprise que personne n'ait vu la souffrance de cette adorable petite fille. Les voisins ont été interrogés, oui, effectivement ils avaient bien vu que la petite était tout le temps triste, elle ne parlait pas, oui ils avaient bien vu que le grand-père n'était pas tendre avec elle et qu'il la bousculait....oui mais....voilà..... ça n'a interpellé personne et ça me dépasse.
Il y avait là bas des voisins Français tout comme Rose, des gens qui auraient pu lui parler, simplement lui demander pourquoi elle était si triste. Demander à une petite fille si tout va bien ce n'est pas s'ingérer dans la vie d'un couple. Il me semble que lorsque l'on voit quelque chose de suspect on peut se renseigner non ? Oui je sais c'est pas facile, mais c'est cette indifférence qui me tue. On ne fait plus attention aux autres dans cette vie et je ne supporte pas. Alors oui, on me dit toujours que je vis sur une autre planète, et bien oui certainement et je préfère ma planète parce que je suis toujours attentive  à ce qui se passe autour de moi, prête à aider si quelqu'un en a besoin et je le fais naturellement comme me l'a inculqué ma grand-mère.
J'aurais aimé qu'il en soit de même pour Rose, j'aurais aimé que quelqu'un soit attentif à la souffrance de cette jolie petite fille,  mais voilà, Rose a vécu dans l'indifférence de tous.
Tout est très flou pour l'instant....Le grand-père de la fillette est en prison, accusé du meurtre de l'enfant. Il aurait avoué l'avoir battue à mort avant de la mettre dans une valise et la jeter dans le yarkon. Il se serait ensuite rétracté et à la découverte du corps de Rose il aurait de nouveau avoué.  La mère est en garde à vue parce que les services de police pensent qu'elle est complice du meurtre. Le corps de la fillette a été autopsié en fin de semaine, pour l'instant rien ne filtre.....
Finalement cette petite fille aurait mieux fait de rester en France. Israël est en émoi parce que les enlèvements et les meurtres d'enfants restent relativement rares ici et parce qu'en général les enfants peuvent sortir dans la rue sans être inquiétés. Israël est en émoi parce qu'ici les enfants sont rois. Israël est en émoi parce que ce crime est odieux et barbare, c'est quelque chose que l'on ne peut pas comprendre et que l'on ne peut pas accepter.
La grand-mère de Rose qui vit en France a demandé que le corps de la fillette soit rapatrié pour qu'elle soit enterrée sur le sol Français, je comprends sa réaction et je pense que de toutes façons les autorités accèderont à sa demande qui est légitime.
Rose a été victime de la folie des hommes et cette terre promise qui est si belle s'est transformée pour elle en un enfer. Disparue depuis plus de trois mois, elle était sous ce fleuve qui traverse un joli parc et où tout le monde aime à se retrouver parce qu'il y a de la verdure, parce qu'il est ombragé,  parce que c'est le lieu de rencontre des familles qui s'y promènent à chabbat  et qui y piquent niquent .
Dimanche, je suis allée pique niquer dans cet écrin de verdure où passe la rivière et j'ai pensé à Rose, je me suis dit que ce petit  ange devait maintenant être au Paradis et qu'elle était en paix, maigre consolation  me direz-vous.  Depuis que je suis rentrée à la maison je ne cesse d'y penser alors je me suis dit que j'allais écrire un petit billet.
Voilà Rose,  jolie petite fillette que je ne connais pas, ces quelques lignes sont pour toi, pour que l'on ne t'oublie pas !!!!


Publié à 01:35, le 9/05/2013 dans Les hommes,
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La maison sur la colline

 

C'est une maison bleue, adossé à la colline, on y vient à pied, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé.......ça pourrait presque être ça, sauf que la maison est blanche et qu'il y a une jolie porte en fer bleu azur sur laquelle il suffit de frapper pour qu'elle s'ouvre de suite. Construite au flanc d'une petite colline, elle domine le port de pêche. Flanquée d'un grand escalier qui sert aussi de petite rue, on y descend pour se retrouver au bord de l'eau à rêvasser parmi les bateaux. Lorsque l'on franchit la  porte bleue, c'est le calme et la sérénité qui  règnent. On se retrouve dans une petite cour à ciel ouvert qui reflète l'exotisme des pays lointains, fleurie et arborée avec des meubles chinés un peu partout et entreposés  n'importe comment, ce qui donne une touche charmante et surnaturelle à l'endroit. Un vieux chat blanc dort sur un sofa et ce n'est pas notre arrivée qui vient le perturber. Il continue son voyage dans les bras de morphée, ouvre un œil rapide pour nous saluer et se rendort dans la foulée. . La maison est grande, on s'y sent tout de suite bien. Les murs sont blancs, les plafonds sont hauts, c'est une ancienne maison de l'époque ottomane,  des voutes, des murs épais, des motifs au plafond.... toutes les fenêtres sont ouvertes et le vent passe et repasse, il nous frôle, il tourne et s'en retourne vers la mer..... Les meubles viennent d'Inde, de Thaïlande et d'ailleurs, ramenés ici par leur propriétaire dont c'est la passion. Il voyage régulièrement, il achète, il restaure,  il revend, il exporte beaucoup dans les pays européens.....
On se pose sur une petite terrasse, en dessous il y a un jardin que l'on n'aperçoit pas parce qu'il est caché par les arbres. On voit le port et on écoute le silence. Le vieux chien de la maison vient nous saluer, il a 16 ans, il marche difficilement et il aime la compagnie des gens.
La maîtresse de maison nous met tout de suite à l'aise. J'ai l'impression de la connaître depuis toujours, on ne se connaît que depuis deux mois.  Elle a dressé une table superbe pour cette soirée de Roshashana ( ICI pour ceux qui ne connaissent pas) et elle accueille ses invités un à un avec un petit mot gentil pour chacun. Ce soir nous serons 18 pour fêter le nouvel an juif. La conversation se fait en français et en hébreu. C'est une table comme je les aime, une grande table dressée au centre de la pièce, une grande table décorée qui sent bon l'amitié et la fraternité. C'est le fils ainé qui fait la prière, nous avons chacun notre petit plat avec les mets symboliques du nouvel an, la figue, la grenade, les graines de sésame, la courge, l'ail, les épinards, les pommes, les dattes, les fèves et à part un petit pot de miel.. Gisèle et Asher nos hôtes,  sont assis au centre de la table. Ils sont adorables tous les deux. Ce sont des gens simples qui ne se prennent pas la tête. Gisèle a cuisiné toute la journée et avait déjà préparé des plats la veille. Elle est heureuse de nous faire plaisir. Elle nous sert et nous ressert jusqu'à plus faim. Elle cuisine bien Gisèle, sa table est superbe, les plats sont copieux, ils sentent bon et ils sont bons. Asher pourrait nous parler de ses voyages, il va partout, il pourrait nous en mettre plein la vue, mais non, il reste authentique, égal à lui-même, il ne triche pas. Il est cool, heureux de faire plaisir aux gens, heureux de nous accueillir autour de sa table. Lorsque l'on félicite Gisèle pour ses plats, elle se cache presque, elle n'aime pas et pourtant elle mériterait un paquet d'étoiles au guide Michelin. Ce soir on se régale, nos papilles sont en action, nos pupilles aussi. Ce soir c'est du bonheur autour de cette table où l'on trempe nos mets dans le miel pour que l'année soit douce. Il y a des instants de vie qui marquent, cet instant là est magique. Qu'est ce qui fait que je me sente bien ici dans cette maison que je ne connaissais pas il y a deux mois encore. Les maisons ont une âme, celle-ci en a une particulière que je ressens et qui me plait beaucoup, c'est une maison de bonheur, de douceur, une maison de paix, une maison conviviale, calme et sereine.... une maison en harmonie avec la vie de Gisèle et Asher.....
Shana tova 5769 aux juifs du monde entier ,  j'aimerai que le peuple puisse se retrouver dans une maison comme celle-ci, la maison Israël où règnerait la paix et la sérénité...... ça viendra..... oui un jour.... Ça viendra.....


Publié à 01:33, le 9/05/2013 dans habitations,
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AU TELEPHONE

 

- Allo mam, ça va?
- Oui ça va et toi?
- Génial, la fac c'est énooooooorme!
- Alors comment s'est passée cette rentrée
- Bien, je suis contente, bon je suis un peu perdue mais après ça va le faire on était presque 300 dans l'amphi ce matin...
- Oh la la, bon enfin si tu dis que c'est bien me voilà rassurée
- T'inquiètes, en éco j'ai tout suivi, il y avait plein de choses que je savais déjà, c'est de la révision, par contre en sciences politiques c'est la cata, je suis paumée
- Bon c'est pas grave, ce n'est que le premier cour, tu vas apprendre
- Oui j'ai parlé avec la prof, elle nous a donné des listes de livres à lire, je vais m'y mettre parce que tu vois j'ai un pote qui a redoublé sa première année à cause des sciences politiques, ça serait trop bête que ça m'arrive
- Oui je ne me fais pas de souci, je sais que tu bosses
- La carte étudiant c'est génial, je la charge, je mets des unités dessus que je paie avec ma CB et je peux aller à la   cafét, à la bibliothèque, je peux faire des photocopies c'est extra
- Et oui, sans compter que ça va te donner des rabais sur les transports, le ciné et bien d'autres choses encore je  pense
- Oui oui, j'ai déjà acheté ma carte de transports, je paie 30 €uros pour le mois et c'est illimité,
- Ça vaut le coup alors
- Bien sur sinon ça me coûte 1,60 €uros à chaque fois, et comme des fois je fais quatre ou cinq navettes par jour, tu vois c'est bien amorti!!!
- Tant mieux, bon et la coloc ça se passe comment, vous avez trouvé un appart plus grand?
- On a des rendez-vous pour aller visiter, j'espère que d'ici la fin du mois on aura trouvé
- J'espère aussi parce que là vous êtes à l'étroit tous les 4 et vous avez besoin d'avoir un coin pour étudier. Bon sinon au niveau de l'intendance vous vous organisez?
- Oui d'ailleurs je vais aller faire une tournée de linge tiens, je lave le linge de tout le monde mais ça ne me dérange pas, je vais pas faire une machine rien que pour moi hein?
- Tu fais bien comme je t'ai appris
- Oui t'inquiètes, le blanc avec le blanc, je ne mélange pas le foncé et le clair et je fais attention pour le linge délicat
- Bon tant mieux et tu manges au moins
- Mais oui mam je mange, d'ailleurs hier soir on était tous là, on a mangé tous ensemble et après on s'est regardés un dvd c'était sympa.
- Ne te couches pas trop tard le soir, tu étudies, tu as besoin de sommeil
- Mam, j'suis plus un bébé, je sais que j'ai besoin de sommeil, t'inquiètes, de toutes façons demain je commence à 13 h 15....
- Oui mais hier tu m'as dit que tu étais fatiguée et que tu n'avais pas su dormir
- Non t'inquiètes, c'est sur qu'après quand on aura le nouvel appart ça sera mieux, on aura chacun son coin.......bon je te laisse, je vais passer la serpillère, l'appart en a besoin, tiens j'ai désinfecté les sanitaires avec de l'eau de javel c'est bien non?
- Oui c'est parfait, au niveau de ton compte bancaire est ce que ça va, j'ai prévu de te faire un virement la semaine prochaine
- Mais oui t'inquiètes, j'ai tout ce qu'il faut pour l'instant.....
T'inquiètes, t'inquiètes, bein dame voui que je m'inquiète.....vous seriez à ma place vous vous inquiéteriez pas vous ?  3000 kilomètres nous séparent, c'est pas rien...... j'ai bien le droit de m'inquiéter non ? et bein je m'inquiète NA !!!!


Publié à 01:32, le 9/05/2013,
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LE COUPLE DE LA PLAGE

Il n'est ni grand, ni petit, de taille moyenne plutôt mais drôlement gaulé. Il est plutôt gras du haut avec un petit muscle "kronenbourg" et ses jambes sont trop fines par rapport à sa masse corporelle. Il a un tas de poils dans le dos, ça lui ferait presque une crinière, c'est pas joli, j'aime pas les poils dans le dos. Il a des cheveux dans tous les sens, j'ai l'impression qu'ils n'ont pas été peignés depuis des jours, s'il adoptait une autre coiffure, quelque chose de plus court, de plus structuré et un peu dégradé qui lui encadre le visage ça serait beaucoup plus attrayant. Il faudrait qu'il pense à changer ses lunettes, elles sont trop voyantes, s'il prenait une fine monture en métal ça serait beaucoup plus classe. Il a une bonne bouille pourtant, une bouille de quelqu'un qui a l'air sympa, un bon gros nounours qui aurait peut-être besoin d'attention. Ca doit être le style de collègue de travail sympa, peut-être même trop sympa. Il a un gros livre à la main, c'est écrit en anglais, il le dévore allongé sur son transat, de temps en temps il se redresse et cesse sa studieuse lecture pour contempler la plage et ses mouvements. Quand il a trop chaud il court se rafraîchir et  revient avec nonchalence vers sa serviette de bain, une serviette d'hôtel, il doit surement être ici en vacances. Je le trouve renfrogné, mince alors, il est en vacances, ici sur la terre où coule le lait et le miel et j'ai l'impression qu'il se fait chier. A côté de lui il y a un jeune garçon, 13 ou 14 ans, il lui ressemble, je pense que c'est son fils. Lui aussi s'ennuit, il va et vient, un coup dans l'eau, un coup sur le transat, puis pour finir il prend une grosse pelle et tente de construire quelque chose avec le sable. Il est mal dans sa peau, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Il est triste pour un jeune de son âge, est ce qu'à 14 ans on joue encore aux chateaux de sable ? un peu en retrait il y a une femme, je n'arrive pas à me rendre compte si elle est avec eux ou pas mais nounours lui adresse la parole, elle lui répond de loin, mais vraiment de loin, d'un ton qui n'admet aucune réponse. Du coup nounours se renfrogne de plus belle et plonge le nez dans son bouquin. La femme est agréable, 45 ans à peu près, de longs cheveux chatain clair, bien proportionnée avec un maillot de bain digne de faire palir nos stars. Ses lunettes à la "Paris Hilton" lui mangent le visage qu'elle a très joli. Elle se lève pour aller se baigner, elle a une jolie démarche mais une moue dubitative. Elle reste au bord de l'eau. Le jeune garçon lui parle, elle acquiesse du bout des lèvres. Elle finit par s'asseoir et se laisse bercer par les vagues qui s'échouent sur elle. Quand elle n'a pas les yeux rivés sur les vagues, elle fixe l'horizon, je crois qu'elle s'ennuit elle aussi. Je n'en perds pas une miette, comme les vieilles commères planquées derrieres leurs persiennes, je guette, je surveille, j'épie, cachée derrière mon livre d'ailleurs fort intéressant. Je lis un livre de Dominique Lapierre, "Mille soleils", c'est un vieux livre que j'ai acheté à une vente à l'école. Il m'a coûté 2 €uros. Depuis plus de 20 minutes j'en suis toujours à la même page, captivée par ce couple qui a quelque chose d'atypique et dont je n'arrive pas à détacher mon regard. Le nounours se lève et tente une avancée vers la jeune femme, il lui parle, elle fait mine de ne pas entendre, alors il met ses mains comme un porte voix pour lui parler, elle répond à peine, le gamin s'y met lui aussi mais en vain. Avec le léger vent qui sévit sur la plage je n'entends pas ce qui se dit, puis d'ailleurs ça ne me regarde pas, de quoi je me mêle, j'ai même pas honte en plus de reluquer comme ça...... je regarde mon mari et je m'aperçois que lui aussi regarde cet étrange couple, alors on se met à extrapoler. Ils sont mariés et c'est pas la joie, c'est un couple qui n'a plus rien à se dire, c'est triste pour le gosse, il a l'air malheureux. Moi je pense qu'elle a envie de se casser, j'ai de la peine tout à coup pour le nounours, même s'il est mal gaulé il a un côté attendrissant. Non finalement je penche pour une copine, il est divorcé, c'est sa nouvelle amie et il l'a emmenée avec lui pour faire connaissance avec son fils, mais ça se passe pas comme prévu, ou alors il l'a rencontrée à l'hôtel, bon de toutes façons c'est sur ils sont ensemble, elle a comme eux la serviette de l'hôtel et ils partagent le même sac ..... et patati et patata, après je me fais mon film toute seule et du coup mon livre se retrouve dans le fin fond de mon sac, trop occupée que je suis à regarder ce couple et à bâtir des histoires en tout genre. Le dénouement est proche, il sort de l'eau avec son fils, il range ses affaires, elle ne bouge pas.... bein il va pas partir tout seul quand même, j'ai envie de lui crier "hep nounours qu'est ce que tu fous, t'en vas pas comme ça, essaie encore une fois, c'est vraiment trop bête", mais déjà père et fils fendent le sable pour se retrouver sur le trottoir qui longe la plage, je les vois disparaître au risque de me choper un torticoli, puis plus rien..... mon attraction du jour se termine. La jeune femme est toujours dans l'eau, elle ne les regarde même pas partir, elle s'amuse avec les vagues, elle retourne au transat et s'enduit de crème solaire. J'aime pas la façon dont se termine l'histoire. Je guette pour voir si nounours revient, mais rien à l'horizon....je suis frustrée..... puis je me dis que je suis quand même gonflée de m'occuper comme ça de la vie des gens, mais bon c'est mignon et c'est toujours mieux que de dire du mal de son voisin... ça me donne bonne conscience.....je suis une grande rêveuse vous le savez bien.



Publié à 01:31, le 9/05/2013 dans Je caquete,
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DOUCE NUIT

Je suis dans une maison inconnue. C'est une suite de pièces qui s'encastrent les unes dans les autres, un dédale où l'on erre pendant des heures sans jamais trouver d'issue. Il y a de grandes pièces, d'autres plus petites. L'ensemble est vieux, très vieux même. Le papier est défraichit, passé par la lumière et le soleil. Le sol est en parquet, parfois même en béton selon les endroits. Je vais de pièce en pièce et je trouve ça moche. Je parle à quelqu'un, je ne sais pas qui c'est parce que je ne vois pas la personne, je dis simplement que cet endroit est étrange et que ce n'est pas ce que je recherche. Je sens que j'ai envie de sortir de ce lieu inquiétant. Je n'aime pas le papier sur les murs, tantôt à carreaux, tantôt à grosses fleurs, papier bariolé avec des couleurs sombres, je trouve ça lugubre. J'arrive dans une toute petite pièce, c'est un garde manger et là je découvre des stocks de nourriture sucrée. Y a du chocolat, de la guimauve et des rochers suchard, les rochers Suchard, on en a pas en Israel et j'adore ça, du coup je vois la maison sous un autre oeil. J'en met dans mon sac, dans mes poches, et j'en mange, j'en mange.... c'est bon, ça fond dans la bouche, je me sens bien tout à coup.... je cherche la sortie, j'aperçois la porte mais une pièce juste à droite m'attire. Je n'ai pas particulièrement envie d'y entrer parce que je veux quitter cette maison mais une force m'y pousse. La poignée de la porte est ronde et blanche, un blanc sale, la porte est en bois, elle est très usée, je me demande même si elle va s'ouvrir. Elle n'oppose aucune résistance, elle grince énormément. Je m'avance et le parquet craque lui aussi, j'entends mes pas résonner, les fenêtres à petits carreaux sont pleines de poussière, certaines sont cassées, d'auters fissurées.....Il y a une cheminée dans le fond de la pièce, il reste des morceaux de bois recouverts de cendre.... je contemple cette pièce et j'ai la désagréable impression que quelque chose m'observe de là haut. Je lève la tête et je l'aperçois, je sais que c'est elle, je reconnais ses gros chaussons qu'elle portait toujours l'hiver. Elle a son tablier à carreaux bleus, de gros carreaux  bleus dégradés. Je ne vois pas son visage, juste les mèches de ses cheveux grisonnants qui s'évadent de son chignon, un petit chignon tout rond tout fin. Elle flotte au dessus de cette pièce, légère, aérienne et elle me regarde. Elle veut me parler mais aucun son ne sort.... je sais que c'est elle mais je ne vois toujours pas son visage. Je voudrais parler mais je n'y arrive pas.... Rébecca arrive derrière moi et me dit "regarde maman c'est ta grand-mère".... cette intrusion soudaine au milieu de mon rève me réveille.... j'ouvre les yeux, je suis dans le noir de ma chambre, je regarde partout, J'ai le coeur qui palpite à 100 à l'heure, je suis d'abord en sueur puis  le froid se propage le long de mon corps et s'y dépose comme un voile. Je grelotte pendant quelques secondes et je me mets sous ma couette. Je ne bouge plus et j'observe. J'ai peur mais cette peur se transforme petit à petit en sérénité. Tout à coup je me sens bien, je fixe le plafond, les minutes s'écoulent.....  J'aimerai ne pas avoir rêvé, j'aimerai qu'elle soit là, j'aimerai lui parler à ma mamie que j'ai tant aimé, elle est partie depuis si longtemps et pourtant je me rappelle chaque trait de son visage. Je ferme les yeux et j'essaie de retrouver ce rêve qui me relie à elle, mais c'est chose vaine, je me rendors paisiblement......



Publié à 01:31, le 9/05/2013 dans Je reve,
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