Imag'in - Blog de voyage
Partager ma passion des voyages et surtout parler de mon futur voyage au cambodge!

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Mes amis

Mes albums

Où suis-je actuellement ?



«  Novembre 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930 

Rubriques

Anecdotes
Blogamis
Boutiques
Cuisine et plats traditionnels
En colere
habitations
Hors du pays
Je caquete
Je reve
La mer
Les animaux
Les emblemes
Les hommes
les pierres
nature
On fait mumuse
Paysage
Pour le fun
religion
souvenirs
vie quotidienne
voyage

Sites favoris


DOUCE NUIT

Je suis dans une maison inconnue. C'est une suite de pièces qui s'encastrent les unes dans les autres, un dédale où l'on erre pendant des heures sans jamais trouver d'issue. Il y a de grandes pièces, d'autres plus petites. L'ensemble est vieux, très vieux même. Le papier est défraichit, passé par la lumière et le soleil. Le sol est en parquet, parfois même en béton selon les endroits. Je vais de pièce en pièce et je trouve ça moche. Je parle à quelqu'un, je ne sais pas qui c'est parce que je ne vois pas la personne, je dis simplement que cet endroit est étrange et que ce n'est pas ce que je recherche. Je sens que j'ai envie de sortir de ce lieu inquiétant. Je n'aime pas le papier sur les murs, tantôt à carreaux, tantôt à grosses fleurs, papier bariolé avec des couleurs sombres, je trouve ça lugubre. J'arrive dans une toute petite pièce, c'est un garde manger et là je découvre des stocks de nourriture sucrée. Y a du chocolat, de la guimauve et des rochers suchard, les rochers Suchard, on en a pas en Israel et j'adore ça, du coup je vois la maison sous un autre oeil. J'en met dans mon sac, dans mes poches, et j'en mange, j'en mange.... c'est bon, ça fond dans la bouche, je me sens bien tout à coup.... je cherche la sortie, j'aperçois la porte mais une pièce juste à droite m'attire. Je n'ai pas particulièrement envie d'y entrer parce que je veux quitter cette maison mais une force m'y pousse. La poignée de la porte est ronde et blanche, un blanc sale, la porte est en bois, elle est très usée, je me demande même si elle va s'ouvrir. Elle n'oppose aucune résistance, elle grince énormément. Je m'avance et le parquet craque lui aussi, j'entends mes pas résonner, les fenêtres à petits carreaux sont pleines de poussière, certaines sont cassées, d'auters fissurées.....Il y a une cheminée dans le fond de la pièce, il reste des morceaux de bois recouverts de cendre.... je contemple cette pièce et j'ai la désagréable impression que quelque chose m'observe de là haut. Je lève la tête et je l'aperçois, je sais que c'est elle, je reconnais ses gros chaussons qu'elle portait toujours l'hiver. Elle a son tablier à carreaux bleus, de gros carreaux  bleus dégradés. Je ne vois pas son visage, juste les mèches de ses cheveux grisonnants qui s'évadent de son chignon, un petit chignon tout rond tout fin. Elle flotte au dessus de cette pièce, légère, aérienne et elle me regarde. Elle veut me parler mais aucun son ne sort.... je sais que c'est elle mais je ne vois toujours pas son visage. Je voudrais parler mais je n'y arrive pas.... Rébecca arrive derrière moi et me dit "regarde maman c'est ta grand-mère".... cette intrusion soudaine au milieu de mon rève me réveille.... j'ouvre les yeux, je suis dans le noir de ma chambre, je regarde partout, J'ai le coeur qui palpite à 100 à l'heure, je suis d'abord en sueur puis  le froid se propage le long de mon corps et s'y dépose comme un voile. Je grelotte pendant quelques secondes et je me mets sous ma couette. Je ne bouge plus et j'observe. J'ai peur mais cette peur se transforme petit à petit en sérénité. Tout à coup je me sens bien, je fixe le plafond, les minutes s'écoulent.....  J'aimerai ne pas avoir rêvé, j'aimerai qu'elle soit là, j'aimerai lui parler à ma mamie que j'ai tant aimé, elle est partie depuis si longtemps et pourtant je me rappelle chaque trait de son visage. Je ferme les yeux et j'essaie de retrouver ce rêve qui me relie à elle, mais c'est chose vaine, je me rendors paisiblement......



Publié à 01:31, le 9/05/2013 dans Je reve,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

DANS UNE AUTRE VIE......

 

Il fait très froid cette nuit là, peut-être plus froid que les nuits précédentes,  la neige a recouvert le sol gelé et le vent souffle dans les sapins de la forêt voisine. Je suis couverte d'un épais manteau, les manches sont élimées et les boutons sont dépareillés depuis longtemps. Ce manteau je le traîne parce que je ne peux en acheter un autre, ce manteau est vraiment laid mais c'est un de mes rares trésor et s'il ne me tient pas correctement chaud, au moins il me protège.
J'ai une paire de gant qui m'a été tricotée par un membre de ma famille mais je ne sais qui, ils sont usés et rapiécés. Ils sont en laine, une grosse laine qui me pique parce que la laine j'y suis allergique et pourtant ces gants je les porte et si je ne les avais pas mes mains seraient transformées en glaçons. 
Je n'ai pas d'écharpe et je rêve d'avoir une écharpe, je me demande pourquoi on ne m'a pas tricoté d'écharpe, ça semble si facile. Le vent s'engouffre toujours par le haut de mon manteau et si j'avais une écharpe elle me protègerait le cou. Je rêve d'une écharpe douillette avec de jolies couleurs, pas comme ce marron de mes gants qui ne suit pas avec mon manteau dont les couleurs sont encore plus fades.
Mon luxe se sont ces bottines fourrées qui bien que très abimées au bout font encore barrière contre le gel. Elles sont fourrées à l'intérieur, elles sont confortables et je peux mettre facilement deux paires de chaussette sans y être à l'étroit.
Je n'ai ni bonnet, ni foulard, je n'aime pas ça et pourtant cette nuit là qu'est ce que j'aimerai pouvoir me réchauffer sous un couvre-chef. J'ai été un jour coquette, si je ne veux pas de chapeau c'est pour ne pas décoiffer ma jolie chevelure blonde, mais l'heure n'est pas au coquetteries ni autres franfreluches,  ça ne fait plus partie du décor depuis bien longtemps, tellement longtemps que j'ai oublié quand tout à commencé.
Cette nuit là j'ai juste eu le temps d'enfiler mon vieux manteau, je n'ai pas pris de sac, mes gants étaient dans ma poche, ils sont toujours dans ma poche, dans ma poche droite, allez savoir pourquoi.
J'ai entendu le bruit des chiens au loin,  dans la nuit il est encore plus strident et plus angoissant, je sais qu'ils ne sont pas loin, c'est le signal, ça veut dire qu'il faut partir et se cacher. Je ne sais pas pourquoi je suis seule dans cette maison, où sont les autres, où est ma famille, j'ai 16 ans, ne suis-je pas sensée vivre encore chez mes parents.
Je referme à peine la porte quand je sors, je me dirige dans le noir et mes pas crissent dans la neige. Il faut que j'arrive à rejoindre la forêt, là bas j'y serais en sécurité. C'est curieux mais j'avance doucement et je passe mon temps à me retourner... pourquoi je ne prends pas mes jambes à mon cou, pourquoi je ne file pas vite fait.....
Je les vois, ils sont une vingtaine, leurs casques étincellent au clair de lune, ils délogent des gens dans les maisons, des gens qui n'ont pas, comme moi, eu la présence d'esprit de fuir. J'entends des pleurs, des cris d'enfants et je vois les chiens mordre les jambes de veilles femmes qui n'ont pas la force d'avancer.
Je cours maintenant, j'halète, je suffoque mais je ne veux pas m'arrêter, je ne sens plus mon corps, j'aperçois les premiers arbres de la forêt, dans quelques minutes je vais l'atteindre et je serais sauvée, pour cette fois ci.... Jusqu'à la prochaine fois....
Mais cette forêt je ne semble jamais l'atteindre, plus je cours, plus elle s'éloigne et j'entends toujours le bruit des chiens et ces mots hurlés en allemand qui résonnent dans mes oreilles.  Je ne sens plus mes jambes, je ne sens plus rien, je suis comme un pantin, la forêt c'est la liberté, cette liberté je ne l'atteindrais jamais.... Je ne veux pas mourir, je ne veux pas qu'ils m'attrapent, j'ai peur, je suis terrifiée.....
Ils se rapprochent alors je décide de me cacher dans une vielle maison abandonnée, je suis certaine qu'ils ne viendront pas m'y chercher. Mon cœur bat à tout rompre, j'ai les mains moites et ma respiration gronde. Je me suis tapie sous un vieux lit déplumé, un ressort me blesse le dos mais je ne veux plus bouger, je ferme les yeux et j'attends. Mon attente dure des heures et je les entends passer. Ils partent, ils s'en vont, j'ai gagné..... pour cette fois ci.....
Le jour se lève, je suis en vie, alors je sors de la maison tranquillement et quand j'emprunte la rue il est là face à moi. Je ne vois que ses yeux, ses yeux plein de haine, il pointe son fusil sur moi, à côté, son berger allemand me regarde d'un œil noir et n'attend qu'un geste de la part de son maître.... Cette fois je vais mourir, j'ai 16 ans, je n'ai rien connu de la vie mais je vais mourir ici dans la neige froide du petit matin, je vais mourir au pied de cette forêt que jamais plus je ne traverserai et je ne veux pas mourir.
Dans un effort surhumain je me réveille.... Il me faut bien quelques minutes pour retrouver mes esprits. J'ai le cœur qui palpite,  je ne sais plus où je suis, je me dis ouf, c'est encore ce terrible cauchemar qui vient me hanter comme à chaque fois.
Ca fait des années que j'en rêve, il fait partie de moi, je m'inquiète si je reste longtemps sans lui, il m'est arrivé des fois de le rechercher..... de le provoquer....  Oui c'est bien de moi qu'il s'agit....je sais que c'est moi mais jamais je ne vois mon visage, je ne vois que mon corps et des détails comme mes mains, mes pieds, ma tenue vestimentaire.....  je ne meure jamais,  à chaque fois qu'un allemand veut pointer son arme sur moi, je me réveille, je m'oblige à me réveiller, parce que je ne veux pas mourir......
Très longtemps il est venu me hanter, je m'y étais habituée et puis un jour, lorsque j'ai commencé à vivre avec Jules, je ne l'ai plus jamais fait et j'avoue qu'il m'a manqué. C'est étrange, c'est étrange de ne plus faire ce rêve..... comme si la boucle était bouclée, comme si il fallait que je me marie avec un juif  pour le faire cesser.
Mon âme juive, c'est mon âme juive et j'y crois......
 
Le chien s'appelle Coffee,, nous sommes aux sports d'hiver j'ai presque 16 ans
et je n'ai pas peur des bergers allemands.....


Publié à 01:21, le 9/05/2013 dans Je reve,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Mission Impossible

 

Nous nous suivons à deux voitures, devant il y a un 4X4 encore plus gros et bien plus beau que le mien qui ouvre la route. Je ne connais pas les gens qui sont dedans, ils sont juste là pour nous accompagner et assurer notre sécurité.
Jules est au volant, je suis à côté et derrière il y a cet homme avec qui je parle simplement de choses et d'autres. Jules ne parle pas, il est concentré sur la route, nous avons un horaire précis à respecter et nous devons être à 10 heures précises  au point de passage d'Erez.
Erez c'est ce qui sépare Gaza d'Israël et je ne l'ai jamais vu autrement qu'à la télé, je vais enfin découvrir cet endroit et il me tarde d'y arriver.
La voiture devant nous demande d'accélérer, ils parlent sans cesse dans des oreillettes et nous transmettent les infos par téléphone. Nous venons de passer Ashkelon et nous ne sommes plus très loin.
Au check point les soldats sont nerveux, nous avons 5 minutes d'avance et ce n'est pas prévu, il nous faut attendre 10 heures pile, il ne faut rien faire qui puisse faire avorter la mission, nous sommes si près du but.
Le 4X4 nous abandonne et c'est une jeep de l'armée qui prend le relais. Je rentre dans un univers inconnu et mille paires d'yeux nous regardent. Malgré les 35 degrés j'ai froid.
L'homme à l'arrière de mon véhicule est heureux, il rentre chez lui.
Je lui dis que la mission ne fait que commencer et qu'il n'est qu'une partie de cette opération, j'ai de la peine de lui dire ça... je me demande ce que je fous dans cette galère et pourquoi moi.
On emprunte les faubourgs de Gaza, les rues sont étroites et s'entremêlent. Les soldats devant sont aux aguets, il suffirait d'un rien pour que tout s'enflamme. Je préfère ne pas y penser, nous sommes seuls avec pour seule escorte une jeep et 5 personnes à bord.
Nous empruntons maintenant un chemin de sable, la ville de Gaza s'éloigne lentement. Une voiture nous attend avec à l'intérieur des hommes cagoulés et armés jusqu'aux dents. Ils demandent à voir l'homme qui est assis à l'arrière de mon véhicule. Jules ne veut pas ou alors de loin seulement.. Le ton monte et la tension aussi. Je dis à Jules d'accepter, il me répond qu'il sait ce qu'il fait.
Les hommes cagoulés s'approchent du véhicule et l'homme à l'arrière leur fait un signe de victoire, ça semble leur suffire, ils nous demandent de les suivre. Les soldats israéliens ont les mains sur leurs armes. J'ai le palpitant qui s'accélère mais je ne veux rien montrer.
Nous roulons encore à peu près un kilomètre et nous nous arrêtons dans une bâtisse abandonnée. Je descends avec mon passager et je ne le lâche pas. Jules discute avec les soldats. Un des hommes cagoulés s'approche de nous et nous demande de le suivre dans la bâtisse. Il ne veut aucun des soldats à l'intérieur.
Les soldats veulent entrer, Jules commence à parlementer, ce n'est pas ce qui était prévu, ils ne respectent pas les accords. Les hommes cagoulés lui répondent que les accords c'est eux qui les font. Ici on est chez eux, sur leur territoire, on est libre de partir si on veut.
J'essaie de calmer le Jules, je lui dis qu'il faut accepter, on est si près du but, on ne peut pas lâcher maintenant, on ne se le pardonnerait pas. Les soldats ne veulent pas nous laisser aller seuls dans la maison, on est des citoyens israéliens, ils sont là pour nous protéger.
Les hommes cagoulés s'énervent. Jules s'énerve aussi. Je suis en panique, la mission va échouer alors qu'il est certainement là, dans cette maison, il nous entend sûrement. Je demande à mon passager d'intervenir, après tout lui aussi a son mot à dire.
Tout le monde parle et s'embrouille. Je finis par élever la voix tellement fort que la conversation stoppe net.... Ils me regardent tous avec des yeux ébahis.
C'est décidé, Je rentrerai dans la maison, seule avec Jules et avec mon passager.
La maison ressemble à tout sauf à une maison, de vieux meubles éventrés traînent de ci de là, et les hommes cagoulés nous demandent de descendre dans un sous terrain. Je suis claustrophobe, je l'ai toujours été.... Et pourtant je n'ai pas le choix, il ne faut pas que j'y pense.....
Le passage est étroit et frais, je m'égratigne le coude au mur, ça me fait mal mais je serre les dents. Je tiens toujours fermement mon passager qui s'avère être un compagnon bien discipliné.
Jules parle beaucoup, je lui demande de se taire, je lui dis qu'il en fait trop, qu'avec ces gens là tout peut basculer d'une minute à l'autre.
On nous demande de lâcher mon passager, je ne veux pas, je veux voir d'abord ma monnaie d'échange. Alors il apparaît, frêle et pâle, les yeux hagards dans son uniforme de soldat.
Je suis prête à pleurer mais je ne veux rien montrer, je me contente de lui lancer
Guilad tu vas bien ?
Il ne me répond pas, il me regarde, il regarde tout le monde, j'ai l'impression de parler à un mort vivant. Alors je lui dis
Guilad, je m'appelle Ysabelle, je suis mandatée par le gouvernement Israélien pour venir te chercher, l'homme que j'ai ramené va être échangé avec toi. Tu n'as plus rien à craindre maintenant, tu es libre Guilad, tu es libre.....
Le voisin qui descend bruyamment les escaliers en claquant la porte de son appartement me réveille, il est 6 h 10, j'ouvre les yeux, je ne sais pas bien où je suis mais je réalise que je viens de rêver..... c'était un beau rêve, oui c'était un beau rêve..... je suis en colère contre ce connard de  voisin, non seulement je ne sais pas comment mon rêve se termine mais en plus ce crétin m'a réveillée, c'est chabbat  et je n'arrive pas à me rendormir.
A 9 heures lorsque je  me lève,  je fonce regarder les infos sur l'ordi......  des fois que..... mais non... Guilad  Shalit est toujours prisonnier....


Publié à 01:13, le 9/05/2013 dans Je reve,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien