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Mission Impossible

 

Nous nous suivons à deux voitures, devant il y a un 4X4 encore plus gros et bien plus beau que le mien qui ouvre la route. Je ne connais pas les gens qui sont dedans, ils sont juste là pour nous accompagner et assurer notre sécurité.
Jules est au volant, je suis à côté et derrière il y a cet homme avec qui je parle simplement de choses et d'autres. Jules ne parle pas, il est concentré sur la route, nous avons un horaire précis à respecter et nous devons être à 10 heures précises  au point de passage d'Erez.
Erez c'est ce qui sépare Gaza d'Israël et je ne l'ai jamais vu autrement qu'à la télé, je vais enfin découvrir cet endroit et il me tarde d'y arriver.
La voiture devant nous demande d'accélérer, ils parlent sans cesse dans des oreillettes et nous transmettent les infos par téléphone. Nous venons de passer Ashkelon et nous ne sommes plus très loin.
Au check point les soldats sont nerveux, nous avons 5 minutes d'avance et ce n'est pas prévu, il nous faut attendre 10 heures pile, il ne faut rien faire qui puisse faire avorter la mission, nous sommes si près du but.
Le 4X4 nous abandonne et c'est une jeep de l'armée qui prend le relais. Je rentre dans un univers inconnu et mille paires d'yeux nous regardent. Malgré les 35 degrés j'ai froid.
L'homme à l'arrière de mon véhicule est heureux, il rentre chez lui.
Je lui dis que la mission ne fait que commencer et qu'il n'est qu'une partie de cette opération, j'ai de la peine de lui dire ça... je me demande ce que je fous dans cette galère et pourquoi moi.
On emprunte les faubourgs de Gaza, les rues sont étroites et s'entremêlent. Les soldats devant sont aux aguets, il suffirait d'un rien pour que tout s'enflamme. Je préfère ne pas y penser, nous sommes seuls avec pour seule escorte une jeep et 5 personnes à bord.
Nous empruntons maintenant un chemin de sable, la ville de Gaza s'éloigne lentement. Une voiture nous attend avec à l'intérieur des hommes cagoulés et armés jusqu'aux dents. Ils demandent à voir l'homme qui est assis à l'arrière de mon véhicule. Jules ne veut pas ou alors de loin seulement.. Le ton monte et la tension aussi. Je dis à Jules d'accepter, il me répond qu'il sait ce qu'il fait.
Les hommes cagoulés s'approchent du véhicule et l'homme à l'arrière leur fait un signe de victoire, ça semble leur suffire, ils nous demandent de les suivre. Les soldats israéliens ont les mains sur leurs armes. J'ai le palpitant qui s'accélère mais je ne veux rien montrer.
Nous roulons encore à peu près un kilomètre et nous nous arrêtons dans une bâtisse abandonnée. Je descends avec mon passager et je ne le lâche pas. Jules discute avec les soldats. Un des hommes cagoulés s'approche de nous et nous demande de le suivre dans la bâtisse. Il ne veut aucun des soldats à l'intérieur.
Les soldats veulent entrer, Jules commence à parlementer, ce n'est pas ce qui était prévu, ils ne respectent pas les accords. Les hommes cagoulés lui répondent que les accords c'est eux qui les font. Ici on est chez eux, sur leur territoire, on est libre de partir si on veut.
J'essaie de calmer le Jules, je lui dis qu'il faut accepter, on est si près du but, on ne peut pas lâcher maintenant, on ne se le pardonnerait pas. Les soldats ne veulent pas nous laisser aller seuls dans la maison, on est des citoyens israéliens, ils sont là pour nous protéger.
Les hommes cagoulés s'énervent. Jules s'énerve aussi. Je suis en panique, la mission va échouer alors qu'il est certainement là, dans cette maison, il nous entend sûrement. Je demande à mon passager d'intervenir, après tout lui aussi a son mot à dire.
Tout le monde parle et s'embrouille. Je finis par élever la voix tellement fort que la conversation stoppe net.... Ils me regardent tous avec des yeux ébahis.
C'est décidé, Je rentrerai dans la maison, seule avec Jules et avec mon passager.
La maison ressemble à tout sauf à une maison, de vieux meubles éventrés traînent de ci de là, et les hommes cagoulés nous demandent de descendre dans un sous terrain. Je suis claustrophobe, je l'ai toujours été.... Et pourtant je n'ai pas le choix, il ne faut pas que j'y pense.....
Le passage est étroit et frais, je m'égratigne le coude au mur, ça me fait mal mais je serre les dents. Je tiens toujours fermement mon passager qui s'avère être un compagnon bien discipliné.
Jules parle beaucoup, je lui demande de se taire, je lui dis qu'il en fait trop, qu'avec ces gens là tout peut basculer d'une minute à l'autre.
On nous demande de lâcher mon passager, je ne veux pas, je veux voir d'abord ma monnaie d'échange. Alors il apparaît, frêle et pâle, les yeux hagards dans son uniforme de soldat.
Je suis prête à pleurer mais je ne veux rien montrer, je me contente de lui lancer
Guilad tu vas bien ?
Il ne me répond pas, il me regarde, il regarde tout le monde, j'ai l'impression de parler à un mort vivant. Alors je lui dis
Guilad, je m'appelle Ysabelle, je suis mandatée par le gouvernement Israélien pour venir te chercher, l'homme que j'ai ramené va être échangé avec toi. Tu n'as plus rien à craindre maintenant, tu es libre Guilad, tu es libre.....
Le voisin qui descend bruyamment les escaliers en claquant la porte de son appartement me réveille, il est 6 h 10, j'ouvre les yeux, je ne sais pas bien où je suis mais je réalise que je viens de rêver..... c'était un beau rêve, oui c'était un beau rêve..... je suis en colère contre ce connard de  voisin, non seulement je ne sais pas comment mon rêve se termine mais en plus ce crétin m'a réveillée, c'est chabbat  et je n'arrive pas à me rendormir.
A 9 heures lorsque je  me lève,  je fonce regarder les infos sur l'ordi......  des fois que..... mais non... Guilad  Shalit est toujours prisonnier....

Publié à 01:13, le 9/05/2013 dans Je reve,
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